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19/04/2006 - Hi-Flex : et la France ?
Cet article a été consulté 759 fois.
Y aurait-il une forme d'autisme chez les constructeurs français comme chez nos dirigeants politiques ? Le peu de hâte que mettent les uns et les autres â progresser vers les biocarburants, alternatives aux produits pétroliers, laisse craindre que l'or noir et les moteurs thermiques développés pour les carburants qui en sont issus aient encore des profits â générer.
Le Brésil est quant â lui en pointe dans le domaine des biocarburants, oâ il se vend 7 voitures sur 10 fonctionnant aux deux carburants : super et éthanol.
Et ce qui est possible au Brésil ne l'est pas en France oâ, malgré le début de prise de conscience des politiques sur l'urgence â réduire nos émissions de gaz â effet de serre, seule la marque Ford propose depuis quelques jours ce type de motorisation. Renault, ancien constructeur national, se lance dans ce marché prometteur oâ Volkswagen a ouvert la voie il y a 19 ans, comme General Motors, Peugeot et Fiat, avec une Clio 1,6 Hi-Flex. Mais le marché européen n'est pas concerné. Le fait est que la production d'éthanol en France reste marginale et ce n'est pas demain que l'on trouvera ce carburant pur â la pompe comme c'est le cas â Sao Paulo.
Mais la question qui se pose est la suivante : Quid des véhicules neufs vendus aujourd'hui dans les 20 ans â venir ? Ils vont venir compléter le marché de l'occasion et nécessiteront du supercarburant pour fonctionner. Autrement dit, alors que les constructeurs français pourraient anticiper l'arrivée de l'éthanol â la pompe en imposant le Flex sur le marché européen, ils le réservent aux marchés déjâ développés.
La collusion entre les constructeurs et les pétroliers ne semble pas être une chimère, et les consommateurs en paient le prix fort. A près de un euro cinquante le litre, le à« sans plomb à» va à« plomber à» le budget des ménages, réduisant de fait leur pouvoir d'achat. Le choc pétrolier de 1974 n'aura pas servi de leçon, renforçant seulement l'idée que le nucléaire était le garant de notre indépendance énergétique.

Renault Clio Hi-Flex

Alors que les biocarburants représentaient une alternative au pétrole, Etat et constructeurs automobiles ont misé sur le moteur diesel et la TIPP. Vingt ans d'investissements dans cette direction conduisant aux bénéfices colossaux de Total et â l'impasse écologique dans laquelle nous nous trouvons.
Incapables de mesures fortes, les gouvernants laissent le marché s'organiser, imaginant quelques nouvelles taxes qui contribueront â renflouer en partie les caisses de l'Etat tout en exprimant une volonté feinte de résoudre la crise. Une crise qui devrait s'amplifier car au delâ du conflit larvé entre l'Iran et les Etats-Unis, les estimations des réserves mondiales indiquent que nous avons consommé plus de la moitié du pétrole disponible et que la production devrait commencer â baisser. Cette réalité, doublée d'un réchauffement climatique estimé de plus en plus catastrophique, justifie que tout soit entrepris pour réduire au plus tôt notre consommation de pétrole.
Mais la politique commerciale des constructeurs automobiles mondiaux ne va pas dans ce sens, et l'absence de volonté politique en la matière n'est qu'un encouragement voilé â aller jusqu'au bout. Pour ma part, mon choix est fait. En attendant la pile â combustible, je n'achèterai pas d'autre motorisation qu'une Flex, même si le temps de l'éthanol â la pompe est encore loin. Question de principe !

                O. FRIGOUT

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