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12/11/2006 - OGM et démographie mondiale.
Cet article a été consulté 666 fois.
Alors que les anti-OGMs continuent â mener des actions coups de poing, et que la recherche publique française a baissé depuis longtemps les bras dans la course aux brevets engagée il y a plus de 10 ans avec les laboratoires privés, la question de fond reste posée : quelle société voulons-nous pour nos enfants ?
La question des OGMs se pose, non pas en des termes scientifiques ou écologiques, en tout cas lorsqu'elle est traitée dans le cadre d'une application stricte du principe de précaution, mais plutôt en terme de choix de société, en terme de choix démographique.

En effet, les arguments avancés par les anti-OGMs s'appuient sur trois aspects de l'introduction dans le Monde de cette technologie. Le problème médical qu'ils poseraient en terme d'allergies, le risque écologique de voir disséminé dans la nature des gènes de résistance â des insectes, des parasites, des maladies, et enfin l'asservissement des agriculteurs dans le monde â une industrie semencière toute puissante.
Le risque allergène est scientifiquement du domaine du fantasme, car il est soumis â deux obligations : l'intrusion d'un gène d'une protéine réputée allergène dans une plante, ce qui n'a aucun sens en terme économique, l'absence d'un contrôle d'allergénicité, ce qui relève de la mise en danger d'autrui.
Il est donc évident que le problème OGM ne se pose pas lâ.
Pour ce qui est du risque écologique, et même si la question de l'interaction entre les plants OGM et les variétés sauvages en champ a un sens, il est subordonné â la législation en vigueur lâ oâ l'OGM est mis en culture. Si l'on peut avoir des doutes en Chine par exemple, les mesures de rétention des gènes par ce que l'on appelle la stratégie haute dose refuge, couplées â la faiblesse des plants OGM fournis par les semenciers, sont le meilleur garant vis-â-vis de ce risque. En effet, les semences vendues sont des hybrides F1 qui perdent leurs qualités s'ils sont ressemés la saison suivante, obligeant ainsi les agriculteurs â se fournir chaque année.
C'est lâ que ce situe le troisième argument avancé par les anti-OGMs, qui considèrent que le monde rural est asservi â ces industriels.

Champ de Colza
Crédit : © Olivier FRIGOUT

Mais le problème se situe plutôt au niveau de la législation qui interdit d'utiliser ou de commercialiser des graines issues de sa propre culture. Seules les variétés inscrites au catalogue officiel des semences sont commercialisables.
En fait, le problème OGM se pose en d'autres termes.
Quelle Monde voulons-nous pour nos enfants ? Comment allons-nous régler le problème fondamental qui se pose â l'humanité ? Sa démographie galopante. 6,5 milliards d'habitants aujourd'hui, 9 â 10 milliards en 2050, notre empreinte écologique n'en finit pas de croître, au point que l'on estime qu'il faudra alors 2 planètes Terre pour répondre â nos besoins. Comment allons-nous résoudre cette équation ?
Deux voies s'offrent â nous, si tant est que nous ayons réellement le choix. Contrôler la natalité â l'échelle mondiale et réduire fortement la consommation dans les pays riches, ou pousser plus avant nos capacités de production en passant, pour l'alimentaire, â une agriculture tout OGM, bien plus performante en terme de rendement ?
C'est lâ que ce trouve la vraie question, et de notre point de vue occidental, il est plus facile moralement de faire le choix de la raison et de la préservation de l'environnement. Mais comment convaincre alors les peuples qui découvrent l'économie de marchés, le concept de croissance, les technologies nouvelles et l'abondance des biens, qu'ils doivent y renoncer parce que nous n'avons su le faire ?
Tout l'enjeu du siècle qui commence se situe au cœur de cette question qui pourtant est bien souvent éludée.

                O. FRIGOUT

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