Bannir de notre alimentation, autant que possible, une classe d'acides gras, appelée, dans le jargon scientifique, « TRANS ».
Ces acides gras « trans », qui sont peu présents naturellement dans l'alimentation, sont le résultat de l'hydrogénation des acides gras polyinsaturés par l'industrie agroalimentaire, dont l'objectif est à la fois de désodoriser les huiles, et de les rendre plus solides, en augmentant leur température de fusion. Ainsi, ces huiles rancissent moins vite et apportent un moelleux incomparable aux aliments dans lesquels elles sont ajoutées.

Meilleure conservation, goût plus subtil, texture plus agréable, tout serait parfait dans le meilleur des mondes industriels si les acides gras « trans » n'étaient pas nocifs pour la santé.
En effet, selon l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments et de nombreuses études menées aux Etats-Unis, ces matières grasses seraient responsables à la fois d'une augmentation du taux de mauvais cholestérol et des triglycérides dans le sang, et d'une diminution du bon cholestérol, qui rappelons-le, est indispensable à la vie.
Une augmentation de 5% de la consommation de graisse « trans » augmente de 93% le risque de maladies cardiovasculaires, un risque qui concerne en particulier les jeunes adolescents, dont l'alimentation contient le plus de ces graisses industrielles.
L'impact de ces graisses est loin d'être négligeable. On estime aujourd'hui que 70.000 à 100.000 décès pourraient être évités aux Etats-Unis si l'on supprimait les acides gras « trans » de l'alimentation.
Alors, où trouve-t-on ces molécules ?
Naturellement, mais en faible dose, dans les produits laitiers et la viande.
Mais la source la plus importante résulte des fritures et des produits industriels dans lesquels ils sont utilisés comme agent de texture.